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 Ksi - Dispenseur de vérités

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Ksi
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Ci-Gît
Statut: Habitant de Sybéria
Age du Personnage: 31 ans
Rang démoniaque: Sorcier initié

MessageSujet: Ksi - Dispenseur de vérités   Mer 11 Fév 2009 - 3:44



VERICOLA
Qui honore la vérité
Qui sert l'essence d'une divinité véritable






_________________

En grève de citation, NA !


Dernière édition par Ksi le Lun 16 Fév 2009 - 2:00, édité 1 fois
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Ksi
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Ci-Gît
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MessageSujet: Re: Ksi - Dispenseur de vérités   Lun 16 Fév 2009 - 2:00

Crédits : Astralwind




    D’aussi loin que je me souvienne, je n’avais jamais observé de nuit aussi étoilée. Mon cœur d’enfant s’émerveillait à l’idée de se savoir seul, unique témoin de l’expression de sainteté que dégageait l’infini. Assis sur cette pierre rêche que j’avais depuis longtemps baptisée mon « menhir », je ne sentais ni la morsure du froid ni l’engourdissement de mes tous jeunes membres, peu habitués à souffrir d’un contact autre que celui des bras de ma mère. J’étais bien. Serein, empli des rêves que mon imagination débordante nourrissait jour après jour.
    Une chouette effraie était venue se poser sur l’un des chênes qui m’entouraient, et me berçait de son chant affectueux et monocorde, suscitant en moi l’envie de m’envoler, de connaître les cieux interdits aux humains. Je m’égarais, et si j’avais cru mon esprit capable de se détacher de mon corps, je n’aurais pas hésité un moment avant de dire que j’avais atteint ce septième ciel, dont les adultes sont si friands mais dont je n’avais jamais saisi de quelle manière. Mes sens étaient à la fois exacerbés et sourds. Je ressentais en moi le moindre mouvement des animaux nocturnes, jusqu’à leur souffle paisible, mais m’étais détaché de la méfiance qui fait naturellement l’homme, lorsqu’il se trouve en terrain découvert, et quasiment nu comme un vers. Innocent, ignorant, je n’imaginais pas une seule seconde être ramené à penser et agir d’Instinct.
    Aussi ne les sentis-je pas approcher.

    Leur odeur s’accordait aux alentours. Mélange de feuilles décomposées, d’eau croupie et de sang, ils m’apparurent tels une meute de loups cherchant refuge pour la nuit, à quelques mètres de moi. Ce n’était pas la première fois que j’en croisais, mais leur tempérament craintif et la haute stature que je possédais ne les incitaient jamais à se montrer agressifs. J’avais alors huit printemps.
    Cette fois là, cependant, ils dépassèrent les frontières érigées par mon esprit protecteur, et c’est avec un sentiment mêlé d’appréhension et de curiosité que je les observai se dévoiler. Ils étaient trois, un mâle et deux femelles, d’après ce que je pus discerner. Pressé de les faire décamper en vitesse, je me levai subitement, mon fidèle bâton de berger entre les mains, et fermement décidé à remettre à plus tard cette –certes charmante – rencontre.

    « Hola les loups ! Vous passerez la nuit ailleurs ! Allez ! Allez ! »
    « Te voilà bien présomptueux, jeune homme »
    , répondit l’une des femelles. Je me tétanisai sous le choc, et lâchai mon bâton. Mon esprit travailla à cent à l’heure, et j’en arrivai à une terrible conclusion. Il y avait eu méprise, ces loups-ci étaient différents. Je me remémorai la discussion que j’avais eue quelques mois auparavant avec mon vieux professeur de biologie.

    « Il existe nombre de créatures différentes et dangereuses à travers cette ville, Matt. Certaines se dissimulent sous un masque de pacifisme, mais d’autres n’hésitent pas à se rapprocher de leur instinct le plus bestial pour parvenir à leurs fins.
    Parmi celles-ci sont répertoriés les Lycans »

    « Des lycans », murmurai-je pour moi-même, alors que les trois individus se rapprochaient dangereusement de mon menhir.
    « Oui, des lycans », rajouta la femelle, me sortant ainsi de mes remémorations funestes. « Tu es bien instruit à ce que je vois, mais n’est il pas un peu tard pour un jeune garçon tel que toi ? » Ses crocs lurent à la lumière de la lune, et je me sentis trahi par celles que j’étais venu observer. Dans ma chair et mon esprit ne subsistait plus qu’une infime parcelle de sang-froid.
    « Je… je rentrais chez moi, de toute manière. Je vous laisse la place », balbutiai-je, persuadé que j’allais bientôt mouiller mon pantalon et que maman serait furieuse.
    « Oui, rentre chez toi, mon petit. Et ne nous refais plus une pareille peur, j’ai bien cru que j’allais en perdre la vie ! », cria-t-elle avant d’éclater de rire et d’adresser un regard plein de malice vers ses compagnons. Je ne demandai pas mon reste et filai à l’écossaise, en oubliant mon bâton sur le menhir.

    La route qui me séparait de chez moi était fort heureusement courte. En moins de dix minutes, j’arrivai haletant devant la modeste chaumière qui m’avait vu naître. Mon père bûcheron ne constaterait pas mon escapade, mais ma mère, qui était habituée à recoudre mes pantalons à longueur de temps, ne serait pas dupe. Oh comme j’avais peur d’elle, en cet instant !
    « Tu veux peut-être qu’on t’en débarrasse », susurra la lycane à mes oreilles, avant même que je me sois aperçu de sa présence derrière moi. J’hurlai sous le choc, mais restai planté sur mes pieds, les membres tremblants.
    En une fraction de seconde, la meute me dépassa et pénétra avec fracas dans mon logis. J’hurlai de plus belle et me précipitai dans la bâtisse, inconscient de mon incapacité à fournir le moindre acte de bravoure, mais tenaillé par une unique pensée : Mes parents étaient en danger, et c’était uniquement de ma faute !

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Ksi
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MessageSujet: Re: Ksi - Dispenseur de vérités   Lun 16 Fév 2009 - 2:06





    Je me réveillai ce qui semblait être une éternité après les évènements décrits précédemment. La tête me tiraillait, et je constatai bien vite qu’une bosse agrémentait mon front de la manière la plus déplaisante possible. Je restai quelques minutes dans le brouillard, avec pour seule compagne une sensation d’oppression grandissante.
    La lycane entra dans ce que je réalisai être une grotte, en portant entre les bras un étrange fardeau : un louveteau. Intrigué plus que je n’aurais dû l’être, je me levai laborieusement, et me penchai sur l’animal qu’elle me présenta avec une déférence non feinte, qui ne manquerait pas de nourrir mes questionnements futurs. Le petit semblait repu, et dormait sur le sein de celle que je désignai automatiquement comme sa mère.
    J’appris plus tard qu’il n’en était rien, les lycanes ne donnant naissance qu’à des petits fondamentalement humains. Mon regard s’élevant jusqu’à croiser le sien, je remarquai au passage un pendentif représentant un chevreuil dressé sur un rocher. Ce pendentif… je l’avais offert à ma mère le mois précédent, pour son anniversaire. En un instant, mon visage se déconfit et je hurlai à en perdre le souffle, ravagé par la découverte d’évènements redoutés.
    « Vous ! Vous… les avez tués ! Et dépouillés !!! »
    « Oui, je ne nie pas, jeune homme. Mais c’était un ordre de Maître Garvoy, vois-tu ? Il n’y avait pas lieu à discussion », tenta-t-elle d’argumenter, en un charabia dont je ne comprenais pas un traitre mot.
    « Je m’en moque ! Vous l’auriez fait de toute façon ! Vous n’êtes que des animaux, qui modèlent et enfantent leur propre perversion ! Et pourquoi ne pas m’avoir tué aussi, hein ? Je n’étais pas assez corpulent, c’est ça ? Vous voulez m’engraisser avant de passer à l’acte ?! », hurlai-je de plus belle, tout en me précipitant contre le mur du fond et en le frappant de toutes mes forces, persuadé de parvenir à le briser.
    « Calme-toi, sur le champ ! », me harangua une voix d’homme que je ne reconnaissais pas. Les cheveux en bataille, je me retournai et le jaugeai sur toute sa hauteur, haineux que j’étais envers l’entière animalité de ce monde.
    « Je constate que tu progresses très vite. Mes petites manœuvres n’auront donc pas été inutiles. Alors, mon fils, qu’est-ce que ça fait de se savoir au bord du précipice, prêt à tomber dès la moindre occasion ? Oh oui, je sais que la perte de tes parents par ta propre faute n’est pas une culpabilité qui se perd rapidement. Et j’y compte bien.
    Tu vas devoir apprendre, Ksi –car c’est ainsi que tu t’appelles dès maintenant -, à modeler ton ressenti jusqu’à ne plus en avoir aucun. Tu vas devoir apprendre à dominer ta propre folie, à la surpasser, pour devenir indestructible.
    C’est une part majeure du métier que je vais t’apprendre, car tu as développé des capacités dans ce domaine… oh oui, des capacités qui dépassent même les miennes. Tu vas devenir un druide. Le meilleur de ton temps.
    Alors, heureux ? Un sacrifice tel que la perte de tes parents n’est pas un mal, dans ta situation »
    . L’homme me sourit, et je sus en cet instant, même si j’avais cru à une farce durant toute son introduction grandiloquente, qu’il ne délirait pas. Ce devait être lui, le fameux Maître Garvoy. Un sorcier si machiavélique qu’il était parvenu à s’unir à une meute lycane, et à en faire son objet, sa marionnette.

    Je ne pensai pas à lui répondre, et ne le fis jamais. Je me terrai, durant les mois et années qui suivirent, dans un mutisme teinté d’amertume. Je souffrais intérieurement, à un niveau difficilement imaginable. J’étais responsable de la mort de mes parents, et ma propre inconscience m’avait poussé à m’exposer, à présenter mon talent inné aux yeux de tous, et malheureusement de celui qui était le plus à même de le déceler.
    J’avais vingt-quatre ans lorsqu’enfin, je sortis de ma réserve. Le cheminement interne de ma douleur était arrivé à son terme. J’étais un homme nouveau, entier, au pragmatisme tellement modelé par les mains de mon maître que j’en étais devenu insensible.
    En quelques mots, j’avais dépassé ma folie, et étais un druide à part entière.


    Avec l’âge, les souvenirs s’estompent, mais une chose est sure : Tout ne peut pas être raconté. Je garde en mémoire les moments passés avec la lycane alpha, qu’en son temps j’avais nommée Layonna, et qui me donna plus de bonheur qu’un homme ne peut en désirer. En son ventre grossit la sérénité et l’amour que j’avais trouvés en elle, jusqu’à ce que je n’aie d’autre choix que de laisser derrière moi ma formation, de prendre mon envol, et de mener l’existence qui m’apparaitrait la meilleure, en Sybéria.
    Les circonstances, elles, sont secondaires…


    Prénom, NOM : Matt McCormack, aujourd’hui connu sous le pseudonyme de Ksi.

    Age : 31 ans.

    Age en apparence : La trentaine.

    Particularité : Si le fait de vivre en tant qu’ermite et de prôner l’autarcie est une particularité, alors Ksi la possède en totalité.

    Votre physique : Une couronne de cheveux bouclés, hirsutes, est sans doute l’attribut le plus démarqué de l’individu. De couleur châtain, ils ne contrastent cependant pas avec sa pigmentation naturelle. Ainsi, Ksi possède un teint de peau mat, et des prunelles fauves. Chétif, il pourrait être confondu avec un adolescent, vu de loin. Car il fait partie de ces individus agiles qui allient leur souplesse à une dextérité mentale exclusive. Pour ce qui est de sa vêture, elle ressemble sommes toutes à celle qu’arborerait un enfant des bois, dépareillée, sale, et trouée en de multiples endroits. A savoir un vieux jean rapiécé et une chemise tellement délavée qu’elle apparaît naturellement brune. Cela dit, Ksi est un homme propre sur son corps, qui se vente de sentir bon, et de ne pas avoir la moindre meurtrissure sur les membres.
    Un détail d’importance, néanmoins : Il se peut qu’au cours de ses pérégrinations, il tombe sur vous, et vous attaque d’un regard respirant le néant. Car le jeune homme a les yeux quelques peu globuleux, et il aime à renforcer son image de mystique par la fixation, et l’inexistence apparente de la moindre réactivité oculaire.

    Votre caractère : Ksi dans toute sa splendeur, pourrait être qualifié par vos soins d’homme « touché par les anges », ou encore « dans la lune ». Le chemin qui l’a mené à sublimer sa propre folie a créé en lui un abîme de désintéressement envers toute chose mortelle et matérielle. Il n’accorde que peu d’importance à votre existence, à vos sentiments, et il n’aime pas particulièrement se trouver en votre compagnie, humains. Il préfèrera de loin retourner à l’état sauvage, en parfaite communion avec l’intangible et l’immuable. Aussi, les lycans ont sa préférence, en matière de vie sociale. Quant aux vampires et démons, il ne leur accorde qu’un intérêt feint, les jugeant, à l’inverse des humains, trop compliqués d’esprit, et épris de leur propre folie pour posséder un raisonnement pragmatique. Persuadé qu’il n’existe qu’une seule et véritable magie qui vaille la peine d’être pratiquée, il dénigre ses confrères sorciers, et serait capable de passer des heures à les raisonner sur l’importance de prier Taranis plutôt que Morrigan, par exemple.
    Vous l’aurez compris, Ksi est… différent. Mais il n’en sera pas moins intéressant, car incitant par son comportement même, aux confidences et aux questionnements. Si votre histoire l’intrigue, peut-être vous parlera-t-il par énigmes, et vous fournira-t-il une esquisse de réponse, dissimulée à jamais dans votre propre esprit et le sien, hermétique, et insondable.

    Pouvoir : Parmi toutes les capacités exprimées au cas par cas chez les druides habitant Sybéria, Ksi a développé celle de l’invocation. En effet, étant un disciple de Taranis (Dieu du ciel, du tonnerre et de la foudre) et d’Arduinna (Déesse de la chasse et de la forêt), il est soumis à une totale exacerbation de ses sens en contact avec ces éléments. Avec l’usage d’herbes appropriées, il est ainsi capable d’inciter les dieux à communiquer avec lui, et à agir en conséquence de ses prières (selon l’humeur bien sûr).

    P.S : Taranis et Arduinna étant les appellations d’origine gauloise de ces divinités.

    Question bonus :

    Comment avez-vous connu Les enfants de Syberia ? La faute à Kestral. Toujours sa faute What a Face

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Dernière édition par Ksi le Ven 27 Mar 2009 - 3:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Ksi - Dispenseur de vérités   Sam 28 Fév 2009 - 13:47

Merci de passer la seconde (Vitesse) et de terminer cette superbe fiche rapidement !
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MessageSujet: Re: Ksi - Dispenseur de vérités   Ven 27 Mar 2009 - 3:03

UHUH What a Face
Il n'est jamais trop tard pour découvrir de nouveaux caractères m'étant adressés.
(Tu sais que Hurañ me torture aussi sur l'Onirie ?)

C'est un complot !!! Je refuse de payer la note !

P.S : D'accord... d'accord ! Si tu me prends par la flatterie
Ca vient !

EDIT : C'est faiiiiit !!!
Wi wi wi, ça y est, les poules ont des dents ! drunken

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MessageSujet: Re: Ksi - Dispenseur de vérités   Ven 27 Mar 2009 - 14:02

Ravie de voir que mon petit mot ait fait son effet (Bon 1 mois tout de même mais bon Razz )
Ravie également de lire une fiche fluide et de très bonne qualité ...
Ravie de te valider enfin Ksi...Allez file Wink
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MessageSujet: Re: Ksi - Dispenseur de vérités   Ven 27 Mar 2009 - 18:51


A moi les vertigineuses envolées mystiques !
Merci, ma douce ! Wink

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